Présentation.

Blog fait pour vous !

Ne pas oublier que les régles de savoir vivre ça existe.

Pour le moment il a des sujets plus traités que d'autres !!! Demander moi vos sujets, je pourrais peut-être avoir des informations. Surtout n'hésitez pas ! La réussite avant tout !!!
Le temps me manque !

Je tiens à vous remercier pour le nombre de visites ainsi que pour les commentaires qui sont très gentils et encourageant. Au moins je sais que je ne travaille pas pour rien et que cela vous aide. Cela me motive à continuer, plus il y a de commentaires, plus je m'investis car malgrè tout cela prend du temps. Et je tiens à vous dire un grand merci !


Après les contes de Perrault et l'oeuvre de Diderot, place au programme de 2008-2009.

C'est à dire - Le Guépard de Lampedusa.
- Roméo et Juliette de Shakespeare.
- Les pensées de Pascal.
- Les Liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos.
















# Posted on Tuesday, 20 November 2007 at 3:10 PM

Edited on Thursday, 05 March 2009 at 1:56 PM

Devoirs sur Perrault.

Quelques questions :

- Comment percevez-vous les différentes représentations de la figure maternelle?

- En quoi les contes de Perrault et les gravures de Gustave DORE mêlent-ils humanité et animalité ?

- Quelle est la place de la nourriture dans les contes?

- Trouve-t-on dans les contes de Perrault et les illustrations de Gustave DORE un univers purement merveilleux?

- Montrez comment Perrault prend ses distances avec le merveilleux ?

- La représentation de la violence dans les Contes de Perrault illustrés.

- Doré a t-il bien lu Perrault ?

# Posted on Sunday, 25 November 2007 at 7:58 AM

Edited on Wednesday, 06 February 2008 at 3:10 PM

Roméo et Juliette

Roméo et Juliette.

Les abréviations :

S : Shakespeare
J : Juliette
R : Roméo
Frère L : Frère Laurent


SOMMAIRE A FINIR.

En quoi peut ton dire que Juliette est une héroïne tragique ?

La composition de la tragédie de Shakespeare.

Traitement de l'espace dans Roméo et Juliette.

Le traitement du temps dans Roméo et Juliette.

Quel est l'héritage de la tragédie antique dans Roméo et Juliette.

Le théâtre élisabéthain.

L'inspiration baroque dans Roméo et Juliette.

Le comique et le tragique dans R & J.

La vision de la société.

Le rôle de la nature.

La présence du surnaturel.

La place du mal.

L'amour et la mort.

Le personnage de Roméo.

Le personnage de la Nourrice.

Etude de la scène du balcon (acte II, scène 1).

La scène du blacon, autre version (acte II, scène 2).

Comment S passe-t-il de l'Histoire au mythe ?

Le personnage de Juliette.

Que représente la figure de Frère Laurent ?

Que représente la figure du Prince.

La fonction des objets.

Quelles sont les formes du dialogue théâtral ?

Comment S réussit-il à concilier le lyrisme et l'action ?

Quel est l'impact de la parole et du silence dans R & J ?

Quelle sont les liens entre famille et socièté ?

Comment le mythe des amants de Vérone est-il traité à l'époque romantique ?

Les Sources de R & J.

La nuit de noces.( à finir).

La scène du tombeau (plan).

La scène du tombeau.

Frère Laurent.

Les espaces scèniques : organisation.

Quelle scène motive le plus de personnages ?

Le personnage de Paris.

Juste un plan sur le personnage de Paris.

A qui revient la conclusion.

En quoi J est - elle un personnage de tragédie ?

Juste un plan sur en quoi J est - elle un personnage de tragédie ?

Juste un plan sur Quelles représentations de la famille et du conflit familial se dégagent de R& J ?

L'importance du nom dans Roméo et Juliette ?

Personnages secondaires.







# Posted on Sunday, 25 November 2007 at 7:58 AM

Edited on Thursday, 23 October 2008 at 2:40 PM

Etudiez le personnage de Juliette ?

Juliette est l'une des créations shakespeariennes qui cristallisent les rêves de hommes : elle unit beauté, amour et malheur. L'histoire des amants de Vérone retracée en cinq journées donne a voir en accéléré la vie de l'héroïne.


I - La jeune fille.

Fleuron de la société aristocratique, Juliette semble promise à tous les bonheurs. S lui donne une épaisseur psychologique : la scène du sevrage, racontée par la Nourrice, jette la lumière sur une petite fille de trois ans, vive et décidée. Cette analepse sur le mode comique se veut augurale. La nourrice et Capulet soulignent l'âge de Juliette : ces quatorze ans paraissent liminaires, comme un seuil difficile a franchir. Par la métaphore de la fleur, dont Capulet craint "qu'elle se fane trop vite ", Juliette appartient au rythme cyclique des saisons : fille de juillet, elle a touché à sa plénitude. "La gelée précoce" l'atteindra pour l'ensevelir, telle Perséphone, au sein de la terre.


II - L'amante.

Lorsque Juliette paraît, sa mère veut l'entretenir de mariage, ce dont elle "ne rêve pas encore" (I,3,v 66). 0 la proposition d'une union avec Pâris, Juliette fait une réponse énigmatique : "Je verrai à l'aimer, si voir peut faire aimer " (I, 3, v.97). Dès que Roméo s'adresse à elle, Juliette est accordée à l'élévation spirituelle du sonnet. Quand elle demande le nom de cet inconnu, le dilemme s'empare de sa vie : ce sera Roméo ou la mort. Puis elle vit dans l'attente, qui se décline de l'impatience (II,4) à la gravité (III,2). La perte de la virginité s'apparente pour elle à un jeu : "Apprends-moi à jouer à qui perd gagne cette partie" (III,2,v.12). En les faisant se séparer le matin, S bannit le quotidien de la vie des amants. Transparence et obstacle, la fenêtre qui a uni leurs rêves et désuni leurs corps devient métonymie du couple.


III - L'héroïne.


Juliette pressent le malheur qui menace son amant :"[...] Tu es comme un mort au fond d'une tombe" (III,5,v.56). Roméo parti, c'est sur elle que la situation se resserre en raison d'un mariage avec Pâris prévu le jeudi. Juliette ne peur ni renier son union, ni se marier deux fois sous peine de se damner. Il suffirait d'avouer, mais parler semble impossible. Son but est de sauvegarder sa pureté et sa fidélité. Elle prouve à Frère Laurent qu'au nom de cet idéal, elle est capable d'endurer toutes les peines jusqu'à entrer vivante dans le monde des morts. Juliette passe de la fragilité de l'enfance à la détermination d'une héroïne tragique. Si, dans la tragédie grecque, Iphigénie garde la vulnérabilité de l'innocence et Antigone se construit déjà dans l'opposition, Juliette se modifie sous les yeux du spectateur. L'amour et le malheur la font mûrir et, la rende impérissable.


Merci à Lilas de m'avoir fait remarquer que je racontais des bêtises.

# Posted on Sunday, 25 November 2007 at 8:00 AM

Edited on Thursday, 10 January 2008 at 1:59 PM

La composition de la tragédie de Shakespeare.

Lors des représentations élisabéthaines, les différents tableaux de la tragédie étaient enchaînés et c'est uniquement lors de la première édition du texte que les actes et les scènes furent découpés : cinq actes, comportant un petit nombre de scènes au total de cinq. Comment la composition met-elle en valeur les thèmes fondateur de l'oeuvre ?

I - Une composition cyclique.
A - La fatalité de la haine.

Le prologue rappelle combien les rivalités entre les deux familles ont fait couler de sang : "anciennes querelles/ haine ancestrales". La première tirade du Prince comporte un important champ lexical de la vétusté : " dans leurs mains ridées de vieilles pertuisanes". Au dénouement, le prince souligne l'implacable enchaînement des événements qui peut faire songer à un destin transcendants pour ces deux amants " nés sous une mauvaise étoile".

B - Le duel : une scène itérative.

Si les situations conflictuelles se reproduisent de génération en génération, les comportements agressifs se répètent de scène en scène. Excepté le Prince, l'apothicaire et le moine, tous les personnages masculins dégainent leur épée. Suivant l'interprétation érotique suggérée par les valets, l'arme serait ici un symbole phallique et c'est bien autour de la puissance virile que s'exaspèrent les tensions. Comme dans la scène augurale d'Hamlet, le duel hante la cité, appelant à la vengeance.

II - Une structure dialectique.
A - La dynamique des affrontements.

Bien que récurrents, tous les duels n'ont ni la même amplitude, ni la même portées. Ouvrant les actes I et II et terminant l'acte V, ils rythment l'intrigue. De la dispute des valets à la querelle des maîtres, S ménage une progression. Le premier duel ne fait aucune victime. Le deuxième élimine Mercutio, l'ami de Roméo ; le troisième, Tybalt, l'ennemi ; le dernier tue Pâris, le rival promis à Juliette. Le rôle de Roméo se modifie également : il est absent lors du premier affrontement ; lors du deuxième, il s'interpose en vain. A l'acte III, il tue son adversaire pour venger la mort de son ami. A l'acte V, il échoue à apaiser Pâris et le transperce. Cette construction qui s'ordonne de la périphérie vers le centre se resserre autour de Roméo jusqu'à en faire un criminel.

B - La progression des duos.

L'amour connaît lui aussi une transformation au cours de la pièce. Puisque l'intrique est formulée en termes tragiques. " Leur chute infortunée autant que pitoyable", annonce le Choeur dans le premier prologue, le dramaturge l'obstacle en une mise à l'épreuve qui s'accroît de scène en scène. Le soir de la fête, la rencontre noue efficacement le duo des regards et le duel des noms. Les amants découvrent dans une même fascination ce qui les unit et ce qui les sépare, l'initiation à l'amour, les prémisses de la mort. Juliette concentre en un vers son destin : "Mon unique amour né de mon unique haine". Le premier obstacle est l'inimitié que se vouent les deux familles : " C'est une Capulet". Mais au début de l'acte II, les amants ont déjà cet empêchement à une pure formalité : " Il n'y a que ton nom qui est mon ennemi ", "abdique ton nom", requiert Juliette. A l'acte III, S modifie la nature de l'obstacle : avec la mort de Tybalt, le héros qui a transgressé la loi encourt le bannissement. L'exil devient métaphore : Roméo qui était au centre, va être rejeté spatialement à Mantoue, symboliquement au tombeau. A près l'union des amants, le dramaturge invente un nouvel obstacle qui, cette fois, pèse sur Juliette : le projet de mariage avec Pâris, dont la seule issue sera d'avaler la potion du Frère Laurent.

III - Une structure fondée sur la bipolarité.
A - L'acte III, axe médian.

Constituant une ligne de partage entre la cristallisation amoureuse et les tribulations imposées par les familles, l'acte III conduit à la seule perspective crédible : l'union dans la tombe. Il parcourt tous les lieux fondamentaux, des plus externes au plus intime. Il évolue du soir à l'aube, bien que le commencement du jour laisse présager la fin : " [...] Il me semble / Que tu es comme un mort au fond d'une tombe " (III, 5, v.55-56). Du point de vue des thèmes fondateurs, l'acte III s'ouvre sur le premier meurtre commis par Roméo et se referme sur l'unique nuit d'amour. Point de convergence, il concentre toute l'intrigue, tels les miroirs des toiles baroques.

B - La prolifération des doubles.

De part et d'autre de cet axe, S dispose les motifs en échos. Les préparatifs de la fête prennent place en I,2 et 5 et IV, 2 et 4. Les projets de mariage se répartissent symétriquement : Roméo demande à Frère Laurent de l'unir à Juliette (II,2) ; Juliette est promise a Pâris (IV,2). S travaille des motifs implicites qui confèrent à son oeuvre plus de cohérence : ainsi, la feuille comportant le nom des invités, indéchiffrable par le serviteur ( I, 2), constitue un pendant de la lettre envoyée par Frère Laurent (V.2). De même le rêve de Roméo à Mantoue est préfiguré par " J'ai fait un rêve cette nuit" (I,4, v 51). Les jeux de symétrie peuvent associer identité et antithèse. La fin de l'acte II et le début de l'acte IV se déroulent chez Frère Laurent. A l'identité de lieu, S allie des thèmes contraires : l'union du couple - la vie et le don de la fiole-là vie dans la mort. Cette symétrie affecte les mots eux-mêmes, garants de l'unité poétique. Confronté à la mort, Roméo convoque l'image de Charon : " [...] Que le timonier à la barre de ma vie,/ Dirige aussi la voile [...]" (I,4,v.113-114), qu'il reprend au moment de son suicide : "Viens, guide amer,, viens , répugnant nocher, pilote désespères [...]" ( V,3,v.116-117).
Tous les éléments structurels semblent marqués par la bivalence. Du duel au duo, tout est soumis à l'opposition fondatrice de l'identité et de l'altérité. Le duel triomphe dans la vie terrestre, le duo dans le mythe. L'acte III constitue une sorte de mise en abyme de la pièce.

# Posted on Wednesday, 28 November 2007 at 12:42 PM

Edited on Thursday, 24 January 2008 at 5:38 AM