Scène du tombeau (plan).

Scène du tombeau.

I - Un dénouement tragique.
A - L'échec du FL.
B - Les amants maudits.
C - Le registre dramatique.

II - Un amour mythique.
A - Les amants réunis.
B - Le cliché romantique.

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 09:28

Modifié le vendredi 01 février 2008 03:47

Scène du tombeau.

J prête à se suicider mais FL lui propose quelque chose : stratagème : poison.
Premier contretemps, lettre non reçu.
R se précipite à Vérone et va au tombeau, désespéré.
P intervient mais est tué par R.
Boit le poison trouvé chez l'apothicaire, arrivé de FL trop tard.
Passage : paroxysme de la tragédie, point culminant.

I - Une scène tragique.
A - Le décor.


Paroles de FL, indication scéniques, scène terrifiante, scène de nuit.
Atmosphère macabre, décor mis en mots par FL, parole remplace les éléments visuels.
Didascalies : lanterne de FL, permet la progressions de la découverte (Parallèle avec BB conte de Perrault).
Spectacle horrible, sang seuil, épées.
Violence du duel, épées abandonnées, parleur de R.
Lieu coupé du monde des vivants " sépulcre", sombre.
Tombeau lieu de paix mais lieu maudit, sommeil contre nature, impératif : ordre de FL.

B - La fatalité.

FL joue un rôle de guide, de confident.
Lien, remords quand il parle de J " ma fille, chère" père de substitution pour R & J.
Thème tragique avec pressentiments, quelque minutes près. Il ne se sent pas responsable mais victime du destin.
Terrifié par ce qu'il voit, prend conscience.
Exclamation douloureuse, coupable, trois accusation : terreur, pitié, peur.

C - La violence.

De la mort de Paris, double suicide.
Péché interdit par l'église, seule solution prient dans une impasse ( // avant suicide proposé par J alors qu'elle est croyante).
R a parle plusieurs dois du suicide.
Tout est préparé, tout va se concrétiser.
J choisit poignard, violence forte.
Violence psychologique de J quand elle s'est réveillé.
Illusion agréable mais doit attendre la réponde de FL.

II - L'amour et la mort.
A - Le choix du suicide.


Refus de J, ne veut plus vivre, refuse la solution possible de FL.
Choix catégorique, ne demande pas d'explication ne saura jamais au courant du malentendu tragique.
Choisit l'amour pas la mort.
Veut partager la même expérience que R, veut boire le poison, déception quand découvre qu'il n'y a plus de poison " égoïste", bruits extérieurs.

B - L'amour fou.

R a eu un monologue exalté, lyrique ( deux pages).
J elle quelques paroles, passion sensuelle sans détour.
Amour et mort, " bien aimé" thème du baiser.
Peut unir l'amour et la mort pour lui permette d'avoir un peu de poison, bonheur surhumain mais source de mort, oxymore : goutte ami.
Position, consolation d'être enterrés dans le même cercueil.
L'image du lit, chacun meurt par un baiser charnel.
Dimension symbolique et sexuelle, suicide : union sexuelle.
Poignard qui entre : union sexuelle " heureux poignard".
Oxymore. Eros opposition Thanatos, va rejoindre son mari mort qui va lui permettre de rejoindre R.
Sacrifice de la vie permet d'immortaliser leur amour, signes d'un amour courtois.
Mort volontaire des deux amants. // Tristan et Iseult.
Mort non subit mais choisit, amour non possible sur terre.
Thème de la mort / amour.
Drame romantique. Au XIX s.: Ruy Blas s'empoissonne.
Chatterton ,jeune marié chagrin suicide de l'homme.
R & J mort : voyage vers un autre univers.

Scène extrêmement violente, mort de P de R & J.
Contraste de lumières insiste sur la violence de la scène , pâleur de R, sang.
S choisit la sécheresse, peu de parole pour la mort de J.
R : long monologue exalté, fin douloureuse tragique, terreur et pitié. Mais amour trop fort pour être sur terre.
Deux amants réunis pour l'éternité ne connaîtra pas la routine.
Amour total.
Jeunes et aimants.
Double suicide rédempteur, éteint les haines.
Scène annonce beaucoup de scène romantiques.

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 09:29

Modifié le vendredi 01 février 2008 03:48

La nuit de noces.

La nuit de noce.

Scène de duel, mort de Mercutio et Tybalt, R l'a tué. Scène 1 inaugure une époque de malheur, exil et séparation du couple. J a demandé à la nourrice de faire passer à R, son anneau en signe de gage et de lui dire de venir pour un dernier adieu. Nuit du lundi au mardi. Couple réuni par la nuit de noce. Tandis que Pâris s'entretient avec le père Capulet. Scène 5 : aube du mardi matin séparation dernière scène ou les deux sont vivants.

I - Le temps suspendu.
A - La structure du dialogue.


Moment charnière l'aube. Les deux n'ont pas la même réaction et chacun réagit de manière opposée. Mouvement antithétique. J veut suspendre le temps en disant qu'il fait nuit et R, dit que le jour arrive et souligne son passage inexorable. Deux mouvement inversés marque la rupture.

B - Deux rapports au temps différents : exprimés de façon métaphorique.
1 - Le temps suspendu.


J veut le suspendre : Rossignol qui ne chante que la nuit, elle se présente comme certaine de ce qu'elle avance pour mieux retenir R. " C'était le Rossignol" répétition, opposition entre les deux oiseaux. Deux métaphores qui guident la conversation. Elle justifie par l'expérience quotidienne " Toutes les nuits" Attitude catégorique, comme si elle avait la capacité de retenir le temps. J le sait bien, impératif pressant " reste donc" adverbe de temps "encore"- le délais peut-être possible.

2 - Le temps qui passe.

L'alouette : " le jour déjà peinte" messagère du jour : métaphore : messagère du matin associée à la lumière ; jour joyeux qui naît, terme poétique traditionnel. R : tout aussi catégorique que J, et sûr de lui. Rapport au temps différent. L'alouette : signe de malheur. " Je dois partir" grave. J précipite la séparation ( amour, union, bonheur opposition solitude, séparation, malheur).
Phénomène stylistique : anaphore, exclamation douloureuse, plus trois impératifs, rythme ternaire. Renouvellement de l'ordre à l'impératif, douleur "oh". Mise en relation avec le jour, accélération du temps masqué / clarté.
Le temps est déchiré, combat nuit vers jour. Volonté de suspendre le temps et constations de sa rapidité à passer. Temps dramatique, thème de la séparation des amants : S en donne une vision personnelle.

II - Un dialogue lyrique et pathétique.
A - Le lyrisme.
1 - Poésie de la nature :


Par ce dialogue, tout un paysage se déploie par la force des mots ( méfie des paroles) " Là-bas", J présente un espace. Cette poésie intervient par l'ouïe, la sensibilité auditive, fine de la part des deux amants et harmonieuse cf deux oiseau. Chant du rossignol première réplique. Notes variés. J dis qu'on parle des accords doux de l'alouette, tonalité haute. Elle va détourner le chant de l'alouette pour se l'approprier. Cette poésie auditive sera associée à la poésie visuelle, on oubli qu'on est dans une chambre. Note méridionale - cf la grenadier. R est sensible à la clarté et évoque le passage du temps / la lumière : il oppose les astres aux lueurs de l'aube, plus montagne dans la brume.
Grande précision valorisation de l'aube et réveil de la nature. Même poésie de R lorsqu'il suspend le temps avec J.

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 09:29

Modifié le vendredi 01 février 2008 03:51

Frère Laurent.

FL.

Personnage important de la pièce.
Dimension philosophique et religieuse.
Dans l'introduction : sujet abordé : FL directement, précis.
En apparence : parait non important, apparition tardive.
OU un auteur anglican, un moine franciscain.
Querelle religieuse récente.
OU personnage ambiguë, complexe.
Est-il bon ?

I - Un homme de Dieu ?
A - Nom


L : saint en rapport avec le feu, célébré en août, dans calendrier julien ( 10 août : canicule ; sommet de l'été) martyre victime des persécutions romaine, brûlé.
Constellation du chien, Sirius.

B - Moine

Motif littéraire essentiel, valorisation, saint homme.
Mais dévalorisation ( voir pub chaussé aux moines)
Critiqué par protestants, dans roman anglais.
Henri VIII dissout la religion et les brûle.
Conversation avec Frère Jean : moine franciscain, ordre particulier.
Très grand respect pour la nature, mendiant, François d'Assises.
Allusion à son habit, pantalon gris, pauvre.
Peut donner les sacrements de l'Eglise (marie, confesse)

C - Herboriste et philosophe.

Cueille des plantes au petit matin, discours sur les plantes, inquiétant, vices et vertus.
Ne parle pas de Dieu, discours ambiguë.
Le péché originel, Homme crée l'image de Dieu mais est séduit par le péché.
Ecartèlement de l'homme.
Thème de la grâce au coeur de la querelle.
Catholique: Dieu donne a tout homme qui la recherche.
Protestants : Dieu choisit à qui il donne.
Réflexion philosophique sur la vie et la mort, nature.
Inspirée par la pensée baroque, mouvement irréversible, naissance, maturité, dégradation.
Jeux de mots.
S'inscrit dans débat métaphysique important à l'époque élisabéthaine.
Moine énigmatique qui ne parle pas directement de Dieu.
Qui parle avec des métaphores, pas mis avec le dogme.
Orientation morale, réflexion sur la mort, non catholique et philosophe // stoïcisme : par principes de l'évangile.

II - Un instrument ou une victime du destin.
A - Appartient à aucun clan.

Se situe en dehors de la querelle, mais plus proche des Montaigu par R (le prend pour le mariage).
Connaît tout ses problèmes.

B - Cellule.

Espace important, cinq scènes s'y déroulent, lieu de culte.
Confession de mariage, lieu de parole et de confidence.
Refuge pour R, seul lieu ou J et P parlent, lieu ou se met en forme la stratégie par le narcotique.

C - Adjuvant.

Toujours prêt à donner son aide, toujours lui qui aide.
Recours à lui souvent, confident "père".
Fait preuve de calme et de modération, même avec P.

D - Père spirituel.

R lui confie tout, sert à modéré les amours de R, conseille.
Déconseille la précipitation.
Mariage hâtif avec J, Dangereux.
Essaie de raisonner R, suicide important, interdit.
Essaie de lui faire comprendre que le bannissement protège R, permet la nuit de noces.

E - Protecteur de l'amour.

Se moque de l'amour pour Rosaline car non sincère.
Fait tout pour l'amour, pour J.
Dialogue avec P, conseille d'amour un amour réciproque.
La nourrice rôle de messagère garde les secrets.
Mensonge pieux, comédie qu'il joue quand mort de J
Il joue un rôle dans l'engrenage tragique.
Accélération du destin et du mariage.
N'accorde pas d'importance à l'accord des deux familles.
Il veut les réunir.
Favorise leurs rencontres en cachant R.
Risque énorme.
Stratagème du narcotique.
Tout est précise: // rôle de l'herboriste.

III - Un personnage ambigu.
A - Un saint homme ?


J a peur pour la narcotique mais se rassure en se disant que c'est un saint homme.
Objectif tout a fait sages : amour, paix des familles.
"Pure love" "pure gold" deux statues.
Préserver honneur de J
Prince l'absout.

B - Un apprenti sorcier ?

- Précipitation lui conseille à R de ne pas se précipiter et pourtant hâte le mariage, tragédie.
Contre temps : lettre pour R + date du mariage avec P, jeudi, mercredi.
R arrive trop tard.
Laurent aussi.

C - Attitude d'un lâche de scène finale ?

Accuse la malchance pour J puis pour le Prince.
Accuse J de chantage suicide.
Lui propose le couvent (J)
Or dernière vision la fuite.
Abandonne J à un moment critique.
Mais revendique sa culpabilité " par ma faute" prêt à mourir pour le meurtre, double suicide.
Un moment de doute pour J
FL meurt-il ou non ?
Non condamné par la prince mais FL parle plusieurs fois de sa mort de sa vieillesse.

Personnage complexe, facettes différentes, difficile à cerner, place de choix sur le plan dramatique, fait progresser l'action, rôle paradoxal, bienveillant conduit à la mort ceux qu'il devait protéger.
Science va servie à l'ironie tragique : narcotique va conduite à la mort.
Force fatalité mais FL complice d'un amour passionnel, responsable.
Regard critique de S, critique le moine, sa ruse, son influence.
Plaisir intense dans suicide de J, // jouissance amoureuse.
Point culminent du plaisir " petite morte".
A qui la faute ?

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 09:29

Modifié le vendredi 01 février 2008 04:38

Espaces scèniques : organisation.

Paroles, cadre action, décor.
Pas de didascalies ( texte anglais) peu.
Pas de découpages en actes et scènes
1599
Juste "Enter, Mercutio, Benvolio, and men"
Mais FV Hugo précise la didascalie, ville, lieu.
Men-page + valet : indication spatiale.
Théâtre élisabéthain : plate forme galerie supérieur pas de décors, lieux doivent exister dans les paroles des personnages.
Pas de didascalies mais avec paroles comprend les décors, que c'est une rue.
Mantoue, parole de R.
Imagine que R saute le mur du jardin.
Didascalies implicites grande liberté pour le lecteur : imagination.
On imagine la salle de bal, jardin, tombeau.
// Peter Brook, permet pour lui une mobilité par l'imagination.
Comparable au cinéma, facilité pour montage, fluidité.
"L'acteur tout en disant foret peur à l'intérieurs du même vers, faire apparaître et disparaître la foret" moderne (différentes adaptations) ( cf R & J).
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# Posté le dimanche 02 décembre 2007 09:29

Modifié le vendredi 01 février 2008 04:46