Juste un plan sur en quoi J est - elle un personnage de tragédie ?

I - Les caractéristiques d'un personnage de tragédie.
A - Le rang social.
B - La piété du public.

II - Un destin digne d'une tragédie.
A - J, impuissante face à son destin.
B - La mort omniprésente.
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# Posté le dimanche 02 décembre 2007 09:31

Modifié le samedi 09 février 2008 08:34

Juste un plan sur Quelles représentations de la famille et du conflit familial se dégagent de R& J ?

I - Une famille.
A -Peu présente pour R.
B - Tyrannique et sans comparaison pour J.
C - Spirituelle.

II - Un conflit familial.
A - Comment ?
B - Le mariage.

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 09:31

Modifié le samedi 09 février 2008 08:36

Bac blanc.

Le personnage de la Nourrice ?

R & J est-elle du à la fatalité ou à la malchance sujet à venir après mes vacs c'est a dire le 3 mars ;)

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 09:31

Modifié le vendredi 15 février 2008 12:51

L'importance du nom dans R & J ?

R et J aurait aussi bien pu s'intituler Les Montaigue et les Capulet. Dans les deux cas, le titre montre à quel point cette tragédie est avant tout celle des noms. Le nom, symbole de l'appartenance d'un individu à une famille, joue ici le rôle de la fatalité car il condamne, par avance, l'amour des deux héros. Examinons comment S nous rappelle l'importance de ce nom.

I - Symbolique des noms
A - Des noms symboliques.


- Les patronymes Capulet (qui rappelle le mot latin "caput" la tête, le chef) et Montaigue (qui évoque la hauteur) témoignent de la lutte pour pouvoir qui se livrent les deux familles;
- R c'est le pèlerin en italien, mais lu à l'envers, le nom ressemble à "amor". La nourrice rapproche son prénom du romarin, plante des mariés ( acte II, sc 4).
- Le prénom J évoque Juillet, le mois de naissance de la jeune fille.
- Benvolio est bien, dans la pièce, celui qui veut le bien.

B - Des noms qui en évoquent d'autres.

- Mercutio évoque Mercure, le messager des dieux aux sandales ailées ;
- Tybalt, que Mercution compare à Tybalt le Prince des chats ( acte II, sc 4), est sans doute à rapprocher de Tibert, le chat du Roman de Renart;
- Le nom de P rappelle le prince troyen qui permit a Aphrodite de remporter le concours de beauté et sui eut droit en échange à la plus belle femme du monde : Hélène.

C - L'absence de nom.

- Les parents n'ont pas de prénom : ils n'ont aucune individualité et ne sont que l'incarnation de la famille ;
- Les prénoms R & J ne sont jamais directement suivis des noms de famille : individualité des amants et famille sont bien dissociées;
- Quelques personnages n'ont que des prénoms : les serviteurs des deux maisons ( Balthasar, Samson, Grégoire, Peter) ou les serviteurs de Dieu (Frère Laurent, Frère Jean).

II - R, un personnage en quête d'identité.
A - Amour et identité.


- Désespéré dans son amour pour Rosaline, R n'a plus d'identité : " Ce n'est pas R, ailleurs est R" dit-il de lui (acte I sc 4 ).
- Selon Mercutio, il semble redevenir lui-même en tombant amoureux de J : " à présent tu es R. A présent tu es ce que tu es, par art aussi bien que par nature". ( acte II, sc 4)
- Par amour pour J, il est prêt à être rebaptisé et à s'appeler " amour" ( acte II,sc 2).

B - Haine du nom et autodestruction.

- R renie son nom et même son prénom lorsque J le demande : " Dorénavant je ne serai plus jamais R" ( acte II, sc 2). Il dit haïr son nom puisqu'il fait horreur à J ( acte II, sc 2)
- Après avoir tué Tybalt, il veut extirper son nom de son corps ( acte III, sc 3).
- R est prêt à mourir si J l'exige. ( acte III, sc5). A la fin de la pièce, il meurt pour elle et parce qu'il la croit morte.

C - Roméo Capulet.

- Lors de la scène du balcon, J l'épouse à abandonner son nom et en échange, à la prendre toute entière. Le ,nom des Capulet est-il compris ?
- Il semble que oui puisque, après le mariage, il parait avoir adopté le nom des Capulet. Il dit Tybalt " bon Capulet - et ce nom, il m'est cher / Tout autant que le mien"( acte III sc 1)
-R meurt dans le tombeau de la famille Capulet.

III - J : entre adoration et déni du nom.
A - Entre haine et adoration du nom.


- Des qu'elle découvre l'identité de R, J prend conscience du problème de son nom : " Que je doive aimer mon ennemi détesté" (acte I, sc 5).
- Pourtant, elle se délecte à dire le nom de son amant : " ô beau Montaigue", " Doux Montaigue" ( acte II, sc 2). Faisant allusion à Echo, elle veut même répéter en le criant du nom de R;
- Mais souvent elle s'approprie son amant en faisant précéder son prénom d'un déterminant possessif (acte II, sc2 ; acte V sc 3)

B - La femme castratrice.

- J exige que R renonce à son nom et à son prénom : elle ne fait pas de différence. Le prénom ne suffit donc pas à créer l'individu : peut-être parce qu'il a été choisi par les parents, il rattache toujours la personne à sa famille;
- Pourtant elle présente ce nom comme l'essence de R, elle ne dis pas " Pourquoi t'appelles-tu R ?" "Mais pourquoi es-tu R ? "(acte II, sc 2).
- En le dépossédant de son prénom, elle le prive d'existence, elle condamne à mort.

C - Le nom et la chose.

- J tente de justifier son amour en dissociant le nom et la personne ( acte II,sc 2).
- Pour mieux s'en convaincre, elle prend l'exemple de la rose et poursuit sa réflexion : le nom, même le nom commun, est arbitraire et n'a aucun rapport avec la chose qu'il désigne;
- Pourtant, comme par ironie, à la fin de la pièce, J meurt mais son nom lui survivra, attaché à jamais à la ville de Vérone ( acte V, sc 3).

Conclusion :

Les prénoms des amants de Vérone sont mondialement connus, leurs noms le sont moins. Ces prénoms symbolisent une certaine forme d'amour : ils sont donc inséparables d'une manière d'être, de penser et d'agir. Vouloir dissocier le nom et la chose semble par conséquent impossible et R & J ont eux-mêmes échoué à le faire.

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 09:31

Modifié le lundi 10 mars 2008 15:37

Personnages secondaires.

I - Lady Capulet et la nourrice : des alliées peu fiables.

Lady Capulet, prénommée Angélique est la jeune épouse de Capulet. J est sa fille unique, et l'on apprend qu'elle à été mère très jeune : " si je ne me trompe, j'étais mère moi-même avant l'âge où vous êtes fille encore (I,3). Face à l'autorité de son mari, elle se montre docile, mais avec un peu d'impertinence parfois. Avec J, elle montre peu de tendresse. C'est elle qui lui annonce la décision de son père de la marier avec P, flattée du mariage, et elle en fait l'éloge sans ambiguïté. Devant le refus de sa fille, elle a une parole prémonitoire et cruelle. Lorsque J s'oppose à son père elle tente faiblement d'arrêter les insultes de C contre sa fille mais elle ne prend pas parti pour elle et même au contraire l'abandonne à son désespoir. La fausse mort de J la plonge dans une sincère affliction qui corrige l'impression de dureté qu'elle avait pu donner : " Rien qu'une pauvre enfant, une pauvre chère enfant, rien qu'un seul être pour me réjouir et me consoler, et la mort cruelle l'arrache de mes bras ! " (IV,5), et sa vraie mort lui annonce sa propre fin en la vieillissant prématurément.

C'est donc auprès de sa nourrice que J peut espérer trouver de l'affection et de l'aide mais dans une certaine limite, du fait de l'origine et du caractère de celle-ci. La Nourrice est en effet une femme du peuple bavarde et presque vulgaire, mais très affectueuse et dévouée à J. C'est un personnage comique dans la pièce, comme le montre sa longue tirade sur l'enfance de J. Elle sert d'intermédiaire entre J & R, et, tout en se plaignant de la fatigue, au point de jouer avec l'impatience de J, elle y prend manifestement beaucoup de plaisir et ne s'interroge pas sur la moralité de sa mission. On la sent émue de l'amour des jeunes gens. Elle s'assure tout de même de l'honnêteté des intentions de R et lui rappelle la jeunesse de J. Elle est bouleversée par la mort de Tybalt, elle en accuse R et les hommes en général, ce qui allège la tension dramatique de la scène par un effet comique. Apitoyée par la décision de J de mourir, elle part pourtant à la recherche de R, à qui elle reproche de se laisser aller au désespoir. Mais elle trahit R en conseillant à J d'épouser P, ce qui pousse J à la rejeter. Ses lamentations quand elle découvre J apparemment morte imitent maladroitement le lyrisme des autres personnages.

II - Benvolio et Mercutio

Benvolio est le cousin et l'ami de R. C'est un jeune homme paisible et sensible. Il refuse par deux fois de se battre contre Tybalt lors de la rixe de rue, et dans l'acte III, sc 1. Il partage la tristesse de R en devient qu'il est amoureux. Il lui conseille de se rendre au bal des Capulet pour oublier Rosaline. Il est ainsi à l'origine de la rencontre entre R & J. Il n'est ni aussi lyrique que Mercutio, ni spirituel comme peut l'être R. C'est lui qui raconte fidèlement au prince le combat où meurent Mercutio et Tybalt en rendant ce dernier responsable des événements.
Mercutio est un parent du prince et l'ami de R ; c'est un jeune homme brave, spirituel, cynique même et sympathique. Il s'exprime par métaphores lyriques ( la longue tirade de la reine Mab sur les rêves I, 4), mais ne méprise pas les jeux de mots grivois (II,1). Il se livre avec R à un duel verbal spirituel et drôle, ce qui montre la complexité des deux jeunes gens (II,4). Dans l'acte III, sc 1, il se montre honteux du refus de R de se battre contre Tybalt, c'est pourquoi il provoque ce dernier. Il est mortellement blessé par Tybalt après une intervention de R pour arrêter le combat, et il en fait le reproche à son ami avant de mourir.

III - Tybalt et Paris : des ennemis respectés.

T est le cousin de J. C'est un jeune homme fougueux, et même violent, toujours pret à se battre ( I,1 et 5) et héritier de la haine ancestrale entre les deux familles : " Mon oncle, voici un Montaigu, un de nos ennemis, un misérable qui est venu ici par bravade insulter à notre soirée solennelle". Son oncle Capulet met toute son autorité et son ironie à l'empêcher de se battre. Obligé à renoncer; il promet de se venger et envoi une provocation en duel à R ( II,4). Il fait penser au personnage de Matamorte dans la Commedia dell'arte. Il tue d'ailleurs assez lâchement Mercutio et il est tué par Roméo qui veut venger son ami.
P est un jeune seigneur de Vérone, qui est tombé amoureux de J et souhaite l'épouser, comme il en fait la demande à Capulet. C'est un jeune homme sérieux et respectueux, mais sensible : il ne cherche pas à brusquer J mais à s'en faire aimer. Il est impatient de ce mariage et parle de Capulet comme de son "père". Toutefois ill ne renonce pas à elle malgré la froideur de J, sur de la légitimité de sa demande (IV,1). Après la mort de J, il se dit pret a venir chaque nuit sur sa tombe : " Oui, je veux célébrer tes funérailles en venant, chaque nuit,, joncher ta tombe et pleurer". Même s'il provoque R, sa mort est une injustice.

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 09:31

Modifié le jeudi 03 avril 2008 14:21